Barça ou Manchester United, Ferguson ou Rijkaard ? Quel serait le meilleur choix pour le milieu offensif brésilien ? Jusqu’ici le style particulier de l’ancien du Gremio est peut-être une de ses faiblesses. Le génie de Ronnie est de pouvoir jouer seul et marquer seul, mais cela ne fonctionne que pour des équipes de second plan. Des cylindrées à la mécanique précise ne souffriraient pas très longtemps du tempérament du soliste.

Progrès en vue : Ronaldinho n’aura plus à choisir ses matches car chacun d’entre eux sera une affiche la saison prochaine. Mais est-ce qu’un Van Nistelrooy se régalera autant de passes que les saison précédentes. Entrera-t-il dans les plans de carrière du jeune champion du monde ? Certes le jeu de MU est très continental et peut se satisfaire d’un jeu atypique comme ce fut le cas pour Eric Cantona. Cependant, Eric The King était un personnage charismatique, qui faisait l’unité autour de lui. De plus l’hygiène de vie de Ronaldinho a souvent posé problème. Point positif : les tentations du Nord de l’Angleterre sont moindres par rapport à celles de Paris.

Ce qui n’est peut-être pas le cas s’il emprunte la route de Barcelone. A Barcelone le jeu incendiaire du Brésilien ravira certainement les esthètes du Nou Camp, mais au sein d’une équipe plus glamour mais moins structurée cela risque d’être la même chanson qu’à Paris. La galerie plutôt que le jeu et les résultats. Un stage sur le banc du Real Madrid aurait été une option intéressante. Voir des stars mûres jouer ensemble canalisant leur talent pour un même but (qui a dit éviter que Casillas prenne un but ?) est très instructif. Surtout il apprendrait enfin à ne plus faire ses feintes du regard et se mettre enfin à jouer.